Fabien Chaubard, l'auteur-illustrateur qui donne vie aux légendes de l'Orient.
Biographie
Artiste peintre et professeur de dessin, Fabien Chaubard aborde l’écriture avec une sensibilité visuelle marquée. Se décrivant comme un « enfant de la télé », il a été profondément façonné par la culture du petit écran, développant une exigence particulière pour la mise en scène, l’équilibre des plans et la rigueur scénaristique. Musicien à ses heures, il conçoit ses récits comme des compositions orchestrales où chaque personnage possède son propre instrument, créant une dynamique faite de tensions, de silences et de pulsations émotionnelles.
Pour lui, l’écriture est une évasion nécessaire, une manière de quitter le quotidien pour se plonger dans des « rêves éveillés ». À la croisée de la science-fiction, du fantastique et de la dark fantasy, son univers ne cherche pas à fuir la réalité, mais à l’explorer sous un angle nouveau, avec une liberté totale. À travers ses œuvres, comme La Pierre de Nérath et le Pacte des Djinns, il traite les émotions — la peur, la douleur, l’amour — comme une matière première qu’il travaille avec précision, préférant toujours « montrer » plutôt qu’expliquer.
La Pierre de Nérath et le Pacte des Djinns paraîtra en janvier 2027 au sein de la collection Crossroads. Dans ce récit, un archéologue découvre une mystérieuse pierre dans le désert syrien, déclenchant malgré lui une force ancienne liée aux djinns et aux passages entre les mondes.
Au cœur de la création : entretien avec l'auteur
Pourquoi la fantasy permet-elle parfois de mieux parler du réel ?
« Je ne dirais pas vraiment que je fais de la fantasy pure. Je suis plutôt attiré par un mélange de science-fiction, de fantastique et de dark fantasy. Ce mélange me permet de parler du réel autrement, avec plus de liberté. On peut montrer la peur, la douleur, l’amour, les choix impossibles, sans rester prisonnier du quotidien ».
Comment tes personnages prennent-ils vie dans ton imaginaire ?
« Je crois qu’il est né d’abord de scènes. Je me souviens que j’étais en voiture, et comme je m’ennuie souvent en voiture, je me raconte des histoires. J’invente des scènes, j’enregistre beaucoup de choses, puis je trie. Ensuite je repars dans l’aventure. Pour moi, écrire, c’est une découverte. C’est comme s’approcher d’un gouffre, relever la tête, avoir une vision à 360 degrés, contempler ce qui m’entoure, puis m’envoler dans mes rêves éveillés ».
Ton univers est-il guidé par l’espoir ou par le manque ?
« Par l’espoir. Même quand tout semble sombre, même quand la peur, la souffrance ou le danger dominent, il reste toujours une lumière quelque part. C’est elle qui pousse les personnages à continuer. Et tout le livre est construit ainsi ».